FredJ

Gestion du stress

27 posts in this topic

Salut à tous,

Je me permet de lancer cette discussion suite à mon piètre résultat de ce week end au CF d'Orange.

Je vous explique : je me suis rendu compte que pendant les finales (même si on ne joue pas sa vie !!!!), il m'était impossible de rouler "vite et bien" tellement que je tremblais....Alors est ce que c'est l'envie de vouloir trop bien faire ou la peur de mal rouler....?

Les mains qui tremblent, les jambes qui bougent....et j'en oublie certainement.

Alors est ce que vous aussi vous avez ces symptômes et si oui comment faites vous pour les contrôler, les maitriser ou au contraire est ce que c'est ce qui vous fais aller vite ????

Est ce que vous avez "une routine" avant chaque manche, je sais que certain mâche un chewing gum, d'autre fume une clope....pour se mettre dans leur bulle.

Merci d'avance à tous pour vos retours et partage d'expérience.

Fred

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Salut à tous,

Je me permet de lancer cette discussion suite à mon piètre résultat de ce week end au CF d'Orange.

Je vous explique : je me suis rendu compte que pendant les finales (même si on ne joue pas sa vie !!!!), il m'était impossible de rouler "vite et bien" tellement que je tremblais....Alors est ce que c'est l'envie de vouloir trop bien faire ou la peur de mal rouler....?

Les mains qui tremblent, les jambes qui bougent....et j'en oublie certainement.

Alors est ce que vous aussi vous avez ces symptômes et si oui comment faites vous pour les contrôler, les maitriser ou au contraire est ce que c'est ce qui vous fais aller vite ????

Est ce que vous avez "une routine" avant chaque manche, je sais que certain mâche un chewing gum, d'autre fume une clope....pour se mettre dans leur bulle.

Merci d'avance à tous pour vos retours et partage d'expérience.

Fred

ça me le fait un peu aussi, mais ça s'estompe avec le temps.

Avoir la vessie vide est une bonne idée avant de commencer une manche, d'après mon expérience.

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J ai eu la même chose que toi , les doigts et les jambes qui tremblent . Depuis que je sais que je ne saurai même pas champion de ma ligue et avec un peu plus d habite je le gère mieux et roule plus cool et plus concentre sur le pilotage , je me mets moins la pression . Même les meilleurs stress et c est normal que la pression monte . Tu as beau être le meilleur du monde a l entraînement , c est lors de tes manches de 5 min qu il faut être bon

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Salut à tous,

Je me permet de lancer cette discussion suite à mon piètre résultat de ce week end au CF d'Orange.

Je vous explique : je me suis rendu compte que pendant les finales (même si on ne joue pas sa vie !!!!), il m'était impossible de rouler "vite et bien" tellement que je tremblais....Alors est ce que c'est l'envie de vouloir trop bien faire ou la peur de mal rouler....?

Les mains qui tremblent, les jambes qui bougent....et j'en oublie certainement.

Alors est ce que vous aussi vous avez ces symptômes et si oui comment faites vous pour les contrôler, les maitriser ou au contraire est ce que c'est ce qui vous fais aller vite ????

Est ce que vous avez "une routine" avant chaque manche, je sais que certain mâche un chewing gum, d'autre fume une clope....pour se mettre dans leur bulle.

Merci d'avance à tous pour vos retours et partage d'expérience.

Fred

Juste Exploser de rire ... ça me rappel une époque ou une certaine personne (qui roule depuis plus de 10 ans) avait tellement la tranblotte que son antenne et le podium en armature metal tremblés ! lol

J'ai connu ce stress, et pour ma part la seule façon d'en avoir le moins possible c'est de me Stresser dans les stands ...

ca parait bizarre, mais être en état de speed dans les stands me détend pendant la manche .

au contraire si j'arrive tout zen et que la manche se passe plutôt bien, je stress avant la fin et je me sort dans 90% des cas.

Maintenant le manque d'expérience est probablement pas anodin, et je pense que tu devrais avoir moins de stress si tu fais plus de courses importantes .

C'est une question d'enjeux , et surtout le but que tu tes fixé . Part en WE en te disant "je fait ce que je peux", plutot que "je vais gagner" et tu verras la course d'un autre oeil .

mais bon chacun sa sauce comme on dit ;)

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Quand tu stress, c'est que tu fais deja des plan sur la comete...

En competition il faut penser a ce que tu viens de faire dans les stands, et a ce que tu dois faire au moment present pendant la course, si tu te concentre uniquement sur ce que tu dois faire au moment present, tu ne stresseras plus sur le resultat, tu n y pensera meme plus... Et si tu le fais bien tu auras toujours des bonnes surprises en fin de course...

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The focus is the way

The way is the target

The results is a concequence

Nitrus coach advice

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Salut, ou sinon tu pense au temps au tour et comment essayer d'améliorer a chaque tour ;) comme ça tu te concentre plus sur tes trajo et ton passage en virage ;)

Toute façon il y a des pilote qui supporte plus ou moins bien la pression et ça tu ne peux rien y faire..la meilleure chose c'est d'enchaîner les courses et les "vrai" training!

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bsr, en voilà un post intéressant !

je suis d'accord avec bq de choses qui ont été dites !

je rajouterai :

- rouler le plus possible , pour se mettre en situation ( course ou entrainement avec les copains pour recréer les duels de course en se tirant la bourre et ainsi etre habitué à gérer ces duels).

- connaitre son chassi, et savoir le régler, afin d'avoir un chassi facile ( mais efficace tout de meme) et ne pas avoir à se battre avec son chassis, c'est un stress en moins !

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un sujet pertinent à explorer, je le relance !

Laissez y vos avis de par votre propre sentiment....

Welcome back!

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Prendre du plaisir a rouler plutot que de prendre du plaisir a "battre" les autres. Quand tu sens que ca commence a partir en sucette, tu te dis "puree c'est trop bien je suis en train de me faire monstre pleze a rouler sur une piste geniale et a jouer avec mes joujous favoris, entre potes, je bosse comme un c0n toute la semaine pour faire ca, c'est trop bien les 'tites tutures".

Quand je fais ca, je stresse plus et je perds 4 places dans les 2 tours qui suivent.

Paul

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Il faut ce conditionné en travaillant sa respiration son contrôle

Faire des étirements sa évite les crispations (Taiso par exemple)

une hygiène de vie et faire un autre sport pour gérer l'endurance

sans oublier le sommeil

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Yoga et biere et je pense beaucoup de pratique ....ca devrait s'estomper un peu

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explique nous comment tu associe les deux bière et Yoga

après il y a aussi des tranquillisants mais ces des médicaments

bon un peut de sérieux dans tout cela

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Sympa çà.

-éviter les boissons dite energisantes une demi-heure avant une manche et eviter d'en boire plus de 2 par jour car hormis l'aspect qui te boost ca te met aussi les nerfs en plotte et meme si tu crois gerer, c'est ton corps qui commande donc tu n'est plus efficace.

-Après il te faut surtout trouver ce qui peut te relaxer afin de partir l'esprit vide avant la manche (moi j'aime bien me mettre un peu de bon son dans les oreilles et une bonne paire de lunettes pour me "deconnecter" des autres et faire le vide), certains ecoute de la musique, d'autres comme dit plus haut fume une cig, d'autres encore ont besoin de faire le tour des stands pour discuter avec ses potes etc...

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Bonjour,

Un sujet très intéressant.

Ayant fait professionnellement un peu de psycho ainsi qu'une dizaine d'année en compétition échelle 1, je me permets de donner mon avis.

Le stress est un phénomène normal en compétition et heureusement qu'il est là, car il permet de mesurer son affect vis à vis d'une situation donnée (pas seulement en compétition mais dans les moments importants d'une vie)

En compétition échelle 1, il n'est pas admissible d'avoir les jambes qui tremblent, le front en sueur, les mains trop moites et j'en passe. Les enjeux sont différents et donc beaucoup plus dommageable en cas de perte de ses moyens personnels. Il y a donc nécessité absolu de se dominer. Par contre, il faut rester conscient du danger, ce qui permet de ne pas dépasser ses limites et de ne pas faire n’importe quoi.

En RC, les enjeux sont donc moindres, voir inexistants (hormis finir bon dernier). Alors pourquoi ce stress ?

Le stress est un état mental dont les facteurs peuvent être multiples. Chaque individu peut être amener à rentrer dans un état de "mal être" pour des raisons multiples et variées et qui lui sont propres. Donc la gestion de "SON" stress est personnalisée.

Partant de ce constat, il faut donc "s'auto analyser" pour comprendre ce qui nous ou vous amène à muter dans ce phénomène psychologique qu'est le stress. Les jambes qui tremblent ou les mains moites ne sont que l’extériorisation des manifestations que votre cerveau produit : il vous met en alerte car il se trouve dans une phase qu"il n'arrive pas ou plus à gérer.

Pour ceux ou celles qui comprennent ce phénomène, ils admettront facilement que ce n'est pas 5mm avant la course qu'il vont régler le problème. Pire, c'est en essayant de le gérer qu'ils vont "amplifier" les alertes du cerveau en multipliant les demandes "d'apaisement" qui vont être perçues comme des "fins de non recevoir" par vos sens.

Et les remèdes dans tout ça ?

Comme écrit plus haut, il peut y avoir de multiples facteurs de stress. Il peut être du à la peur du "regard de l'autre" ou plus souvent à la "peur de soi même". Étonnant mais véridique !

C'est sur ce dernier facteur que je voudrais m’arrêter.

La peur de soi même est plus communément appelée la peur de l'inconnu. C'est ma théorie. Avant le départ d'une course (et c'est ce qui fait son attrait) on ne sait pas comment cela va se dérouler, si ça va bien se passer, si je ne vais rien casser, si je ne vais pas caler, si je ne vais pas finir dernier, ...et j'en passe !

Le cerveau est alors confronté à de multiples questions, à cet instant perçue comme importantes et pour certains comme capitales. Le problème est qu'il ne saura pas les gérer et va donc envoyer des signaux d'alertes : les fameux symptômes des jambes qui tremblent.

En partant de ce constat, une ligne générale se dessine : le compétiteur qui est sujet à un stress important admettra qu'il est face à de multiples paramètres inconnus (des questions sans réponses).

Les esprits les plus vifs comprendront que moins il y a d'inconnus moins il y a de stress.

Une bonne partie de la solution réside dans cette analyse : plus le compétiteur connait l'environnement de la ou les courses, moins il stressera car il devra gérer moins d'inconnues. Par exemple, être sur de son matériel et avoir fait une bonne préparation mécanique va diminuer le stress.

Deuxième paramètre, le plus important, trouve sa source dans ce vieux dicton " connais toi toi même..." et oui, bien se connaitre et notamment ses capacités, son niveau, son degré de pilotage entrainera une assurance certaine et vérifiée. On ne se pose plus en tant que compétiteur qui va se mesurer à d'autres compétiteurs, qui dans ce cas précis un un facteur de stress réel, mais en se présentant sur un podium comme un pilote qui a la capacité de démontrer ce qu'il est capable de faire, pas plus et pas moins, et en toute connaissance de cause, et le stress du à la "confrontation" (donc l'inconnu) disparait. Moins je connais mon niveau et mes capacités, plus je vais stresser.

Chacun aura compris que la gestion du stress est un phénomène contrôlable...sauf qu'il requiert un véritable travail sur soi et de longue haleine.

En compétition échelle 1, on me surnommait : "l'ours" car je rentrais dans ma bulle et plus aucun phénomène extérieur ne venait me perturber en course. Au volant, j'étais capable de dire en spécial de rally, si je roulais à 80% de mes capacités, à 90% ou à 100% à tout instant. Ceci fut possible après plusieurs années de travail personnel sur moi même et d'entrainement. Par contre, le gros intérêt était de me sentir serein et conscient, car en mesure de prendre conscience que le seuil d'alerte des 100% de mes capacités étaient atteint et à ne pas dépasser pour ne pas aller au crash ! Ceci pour démontrer que le stress est gérable dans la mesure ou on prend conscience de soi même et de ses propres capacités associées.

Pardon d'avoir été un peu long

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Excellent pily l'ours! Merci pour ces conseils de pro.

Fredj, moi mon petit truc quand ça m'arrive, pour me calmer je respire à fond 2/3 fois consécutivement et ça me détend.

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Merci L'ourson !!

Le genre de post que j'aime lire, instructif, intéressant, pertinent ... dommage qu'il n'y en ai pas plus souvent !

Bonnes fêtes a tous ;)

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Un excellent poste M. Pily, je regrette juste que tu n’aies pas traduit le "connais-toi toi-même" en grec ancien pour le remettre dans son contexte :grin:

Pour info: γνώθι σαυτόν

Ça en jette plus du coup hein?! lol ;-)

A +

G-rem

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Bonjour,

Un sujet très intéressant.

Ayant fait professionnellement un peu de psycho ainsi qu'une dizaine d'année en compétition échelle 1, je me permets de donner mon avis.

Le stress est un phénomène normal en compétition et heureusement qu'il est là, car il permet de mesurer son affect vis à vis d'une situation donnée (pas seulement en compétition mais dans les moments importants d'une vie)

En compétition échelle 1, il n'est pas admissible d'avoir les jambes qui tremblent, le front en sueur, les mains trop moites et j'en passe. Les enjeux sont différents et donc beaucoup plus dommageable en cas de perte de ses moyens personnels. Il y a donc nécessité absolu de se dominer. Par contre, il faut rester conscient du danger, ce qui permet de ne pas dépasser ses limites et de ne pas faire n’importe quoi.

En RC, les enjeux sont donc moindres, voir inexistants (hormis finir bon dernier). Alors pourquoi ce stress ?

Le stress est un état mental dont les facteurs peuvent être multiples. Chaque individu peut être amener à rentrer dans un état de "mal être" pour des raisons multiples et variées et qui lui sont propres. Donc la gestion de "SON" stress est personnalisée.

Partant de ce constat, il faut donc "s'auto analyser" pour comprendre ce qui nous ou vous amène à muter dans ce phénomène psychologique qu'est le stress. Les jambes qui tremblent ou les mains moites ne sont que l’extériorisation des manifestations que votre cerveau produit : il vous met en alerte car il se trouve dans une phase qu"il n'arrive pas ou plus à gérer.

Pour ceux ou celles qui comprennent ce phénomène, ils admettront facilement que ce n'est pas 5mm avant la course qu'il vont régler le problème. Pire, c'est en essayant de le gérer qu'ils vont "amplifier" les alertes du cerveau en multipliant les demandes "d'apaisement" qui vont être perçues comme des "fins de non recevoir" par vos sens.

Et les remèdes dans tout ça ?

Comme écrit plus haut, il peut y avoir de multiples facteurs de stress. Il peut être du à la peur du "regard de l'autre" ou plus souvent à la "peur de soi même". Étonnant mais véridique !

C'est sur ce dernier facteur que je voudrais m’arrêter.

La peur de soi même est plus communément appelée la peur de l'inconnu. C'est ma théorie. Avant le départ d'une course (et c'est ce qui fait son attrait) on ne sait pas comment cela va se dérouler, si ça va bien se passer, si je ne vais rien casser, si je ne vais pas caler, si je ne vais pas finir dernier, ...et j'en passe !

Le cerveau est alors confronté à de multiples questions, à cet instant perçue comme importantes et pour certains comme capitales. Le problème est qu'il ne saura pas les gérer et va donc envoyer des signaux d'alertes : les fameux symptômes des jambes qui tremblent.

En partant de ce constat, une ligne générale se dessine : le compétiteur qui est sujet à un stress important admettra qu'il est face à de multiples paramètres inconnus (des questions sans réponses).

Les esprits les plus vifs comprendront que moins il y a d'inconnus moins il y a de stress.

Une bonne partie de la solution réside dans cette analyse : plus le compétiteur connait l'environnement de la ou les courses, moins il stressera car il devra gérer moins d'inconnues. Par exemple, être sur de son matériel et avoir fait une bonne préparation mécanique va diminuer le stress.

Deuxième paramètre, le plus important, trouve sa source dans ce vieux dicton " connais toi toi même..." et oui, bien se connaitre et notamment ses capacités, son niveau, son degré de pilotage entrainera une assurance certaine et vérifiée. On ne se pose plus en tant que compétiteur qui va se mesurer à d'autres compétiteurs, qui dans ce cas précis un un facteur de stress réel, mais en se présentant sur un podium comme un pilote qui a la capacité de démontrer ce qu'il est capable de faire, pas plus et pas moins, et en toute connaissance de cause, et le stress du à la "confrontation" (donc l'inconnu) disparait. Moins je connais mon niveau et mes capacités, plus je vais stresser.

Chacun aura compris que la gestion du stress est un phénomène contrôlable...sauf qu'il requiert un véritable travail sur soi et de longue haleine.

En compétition échelle 1, on me surnommait : "l'ours" car je rentrais dans ma bulle et plus aucun phénomène extérieur ne venait me perturber en course. Au volant, j'étais capable de dire en spécial de rally, si je roulais à 80% de mes capacités, à 90% ou à 100% à tout instant. Ceci fut possible après plusieurs années de travail personnel sur moi même et d'entrainement. Par contre, le gros intérêt était de me sentir serein et conscient, car en mesure de prendre conscience que le seuil d'alerte des 100% de mes capacités étaient atteint et à ne pas dépasser pour ne pas aller au crash ! Ceci pour démontrer que le stress est gérable dans la mesure ou on prend conscience de soi même et de ses propres capacités associées.

Pardon d'avoir été un peu long

n + 1

la sophrologie et le yoga peuvent aider a gerer le stress . teste et ca aide mais rien n est miraculeux et un travail sur sois reste le plus important a mon avis .ce dire que l on va pourrir les autres ca emplifie le stress . etre sur et confiant de ses capacites le reduit fortement . comme tu le dis si bien , moins d inconnus moins de stress .

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Moi il y a quand même un truc qui m'interpelle: pour la plupart des pilotes lambda que nous sommes, être stressé à une course (mettons même de ligue, où l'enjeu est moindre qu'un CF,...), se mettre la pression n'est-ce pas là la meilleure façon de dénaturer ce qui reste avant tout un hobby?

Je veux dire, où trouver du plaisir là où il y a du stress, de la peur,...certes, je peux comprendre qu'il existe une certaine appréhension chez certains, mais de là à en faire tout un pataquès, c'est un peu disproportionné.

Quand il s'agit de courses à l'échelle 1, là je peux comprendre car il y a le facteur risque de sa propre vie en plus, mais en modélisme, bon...

Après ce n'est qu'une question d'approche de la discipline et une philosophie, mais j'ai du mal à comprendre comment associer hobby = plaisir à stress = peur (finalement et si j'ai bien compris le poste de Pily).

Par exemple, je fais du vélo de route, par passion, plaisir (et aussi pour le sport), mais je ne me stresse pas la vie à chaque fois que je sors faire une rando,...(attention, pas la bête rando du dimanche, on roule quand même bien :P ).

Moi perso, quand je suis sur le podium, ma seule crainte c'est de casser (mais ça c'est plutôt dû à ma radinerie ou autre, appelez ça comme vous voulez ;-) ), donc je fais tout pour bien m'appliquer pour ne pas casser, et le pilotage s'en ressent généralement bien. Après, comme je roule de toute façon avec des pilotes bien meilleurs que moi, ça aide à relativiser ;-)

A +

G-rem

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A G-rem

Je ferai trois observations sur ta réponse.

Tu sembles ne pas comprendre les personnes qui pourraient trouver du plaisir quand le stress ou la peur sont présents.

Que dire alors des pratiquants de vols extrêmes (ceux qui se jettent des montagnes avec une voile de chauve-souris). Bien entendu, ils sont morts de peur lors du saut. Pourtant ce sont des accrocs qui rééditent les sauts dès que possible. Bien entendu, il n'y a pas de plaisir dans la peur,. Par contre, il peut résulter, chez ces personnes, une énorme satisfaction d'avoir maitrisé et surmonter cette peur. Et c'est tous les bénéfices de cette action qui va leur donner du plaisir et l'envie de recommencer. Vaincre la peur, c'est vaincre "sa" peur et donc (quelque part) devenir Maitre du jeu et de soi même. Et pour certains, cela n'a pas de prix.

Deuxième point : tu parles des pilotes qui se mettent la pression. Pour moi, cela n'existe pas. La "pression" vient toute seule. Elle est d'origine insoupçonnée, non désirée, et fortuite. C'est le cas de l'acteur qui a le tract avant le lever de rideau. L'acteur ne cherche pas le trac, c'est le trac qui lui tombe dessus.

Troisième point, tu sembles étonné que certains pilotes stressent lors d'une course.

Sur ce plan, je ne vais pas faire de détour. Il ne faut pas croire que chaque être humain sort du même "moule" avec les mêmes "composants". C’est ce qui fait la complexité de l’Homme et sa difficile compréhension.

Pour bien expliquer les choses, il existent les extrêmes dans les peurs et les phobies. Exemple : Peur d'aller faire des courses le jour de Noel (L'ochlophobie). ça existe et cela induit un stress parfois insurmontable chez certain. Pourtant quoi de plus anodin que d'aller faire des courses ?

A divers stades, il y a les timides. On en a tous connus. Le terme "stress" n'est pas très bien adapté. En réalité il faudrait parler d'angoisse. Ses origines peuvent être multiples et variées. Pensez également aux personnes qui ont peur des araignées, par exemple.Beaucoup pourraient penser : "Pfff ! peur d'une petite bête !" Néanmoins, une simple araignée peut créer une panique totale et considérable chez certains.

Fort heureusement, le pilote qui a la tremblote sur un podium n'en est pas à ce stade, mais en parlant de stade, toutes les graduations sont possibles. Au sommet, on trouvent les maladies psychiatriques, la paranoïa, la schizophrénie etc...

Le cerveau humain commence à livrer quelques secrets, mais nous sommes très très loin de la connaissance globale. Nos enfants auront un jour, c'est sur, la potion magique pour être invincible en finale d'un CF sans trembler !

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Je suis globalement assez d'accord avec toi sur ce que tu viens d'écrire.

Juste par rapport à ton exemple sur les pratiquants de Wing Suit: que crois-tu qu'ils recherchent: la peur (et surmonter cette peur) ou bien l'adrénaline que procure une telle expérience? Moi je penche quand même pour la deuxième option, c'est d'ailleurs ce qui explique qu'ils recommencent par après...du moins je pense.

Dans ce cas précis, le "plaisir" d'une telle pratique est plutôt dans l'adrénaline que cette expérience procure, les sensations,...

Je ne voulais pas dichotomiser les pilotes entre les stressés et les non-stressés, mais, pour reprendre tes propos, je ne comprends pas bien qu'un hobby comme le modélisme RC (voiture), sans grands enjeux pour la plupart des pilotes du forum, puisse procurer une angoisse alors que c'est sensé être un divertissement, donc trouver du plaisir là-dedans.

Je ne cherche pas à avoir raison, loin de là, d'autant plus que tu sembles très bien maitriser le sujet, mais je me posais juste cette question...et après tout, ce n'est peut-être qu'une affaire de perception....sur des choses très abstraites et subjectives ;-)

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Discussion très intéressante !!

Quand on parle de course ligue ou même amicale, c'est de la compétition puisque c'est une course, donc forçement celui induit du stress et une peur de rater, on se compare aux autres et on ne sait pas vraiment comment on va s'en sortir !!

Pour moi le mot hobby désigne plutôt une occupation en contradiction avec un "sport" qui est une activité physique, mais un hobby n'empêche pas d'avoir l'adrénaline de la compétition !! Suffit de voir les top pilotes prêts à donner leur vie pour gagner ;)

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